đ„œâšJâai commencĂ© la plongĂ©e bouteille depuis que je vis en Ăgypte. Cela fait 2 ans. Jâai obtenu tant bien que mal mon certificat « open water » (la base !), alors que mes deux fils lâont rĂ©ussi les doigts dans le nez !
Depuis jâai eu lâoccasion de faire plusieurs plongĂ©es et ce fut Ă chaque fois, un sacrĂ© dĂ©fi pour moi.
Jâai connu Ă plusieurs reprises des crises de panique : peur de la profondeur, de lâobscuritĂ© ou des gros poissonsđŠ, difficultĂ© Ă respirer, malaise⊠bref jâai les pĂ©toches Ă chaque fois !
Il y a quelques jours, nous sommes arrivĂ©s moi et ma famille, pour nos vacances dans le « temple de la plongĂ©e » en Ăgypte. Il allait de soi que jâallais essayer de rĂ©itĂ©rer cette expĂ©rience sous-marine !
Seulement voilĂ , je me suis retrouvĂ©e embarquĂ©e dans un groupe plus expĂ©rimentĂ© que moi, avec ma famille et des personnes que je ne connaissais pas et surtout, sans rafraĂźchissement de mes connaissances. Comble du bonheur, lâinstructrice, un peu blasĂ©e, nâavait visiblement aucune empathie pour mes petites lubies.
RĂ©sultat : jâai fait la plus courte plongĂ©e de lâhistoire : 5 minutes!
En fait, ils sont tous partis sous lâeau et je suis restĂ©e sur place, comme une bouĂ©e ! Impossible de respirer ou de descendre, jâĂ©tais pĂ©trifiĂ©e.
Jâai dĂ©cidĂ© Ă ce moment prĂ©cis dâarrĂȘter cette expĂ©rience et de tirer un trait Ă tout jamais, sur cette satanĂ©e activitĂ© !
Je suis passĂ©e par toutes les Ă©motions : colĂšre, culpabilitĂ©, sentiments de honte et dâĂ©chec, de rejet et de tristesse, pour finalement ĂȘtre dans lâacceptation de cette expĂ©rience. Jâai mĂȘme pu dĂ©velopper une certaine auto- satisfaction : jâavais en effet pu dire « non », Ă une action que je ne sentais pas, plutĂŽt que de persĂ©vĂ©rer par ego et de me mettre en danger. Par cette attitude, jâavais choisi de mâĂ©couter et de me respecter. CâĂ©tait une rĂ©ussite en soi.
Une semaine plus tard, nous voici en bateau avec ma tribu de plongeurs. Lâinstructeur de plongĂ©e est cette fois souriant, calme et bienveillant. Ăa fait plaisir !
Jâavais dĂ©cidĂ© de faire pour ma part juste du « snorkeling », mais en voyant la gentillesse de lâinstructeur, jâai choisi de partager avec lui mes expĂ©riences passĂ©es. Il mâa rassurĂ© et mâa proposĂ© de partir avec lui pour une plongĂ©e.
Autant vous dire que je ne faisais pas la maline !
Les premiers gestes furent dĂ©sordonnĂ©s et agitĂ©s. Jâai cru quâil allait me dire de rentrer. Puis, petit Ă petit, jâai pu prendre le dessus sur mon « crapeau intĂ©rieur » (la partie sombre de moi- mĂȘme) qui me disait dâabandonner. Jâai retrouvĂ© mon calme et ma sĂ©rĂ©nitĂ©. Jâai plongĂ© !
Cette anecdote peut paraßtre insignifiante, mais elle a en fait été trÚs apprenante pour moi, aussi bien sur la premiÚre que la derniÚre partie.
Pourquoi ais- je voulu recommencer Ă plonger ?
Pour dĂ©passer mes peurs et transformer lâexpĂ©rience Ă priori nĂ©gative, en une expĂ©rience positive de croissance personnelle.
Comment ais- je pu aller au-delĂ de mes limites ?
- Tout dâabord grĂące Ă la posture de mon instructeur. En tant quâenseignant, il Ă©tait calme, posĂ©, confiant et dans le non jugement.
- Le fait de me retrouver seule pour cette plongĂ©e, a Ă©tĂ© bĂ©nĂ©fique, car cela mâa obligĂ©e Ă ĂȘtre centrĂ©e sur moi et Ă ĂȘtre pleinement responsable de mes actes. Je nâavais rien Ă prouver Ă personne, Ă part Ă moi- mĂȘme.
- Le rafraĂźchissement de mes connaissances mâa permis de dĂ©velopper ma confiance en moi, car le stress arrive souvent lorsque lâon ne maitrise pas.
- Le Yoga mâa permis de gĂ©rer ma respiration et par consĂ©quent de canaliser mes Ă©motions.
- Et surtout, mon Ă©tat dâesprit Ă©tait positif et axĂ© sur la rĂ©ussite. Je me suis connectĂ©e Ă toutes mes ressources et jâai pu dĂ©ployer mon plein potentiel, au-delĂ de mes peurs et de mes croyances limitantes.
Je ne sais pas si je replongerais et si je deviendrais moi aussi une passionnĂ©e, mais ce qui est sĂ»re, câest que la plongĂ©e mâaura beaucoup appris et transformĂ©e.